Dix ans de… Israël !

Tel-Aviv

Israël est un pays qui revient de loin : après avoir été un habitué de la finale et avoir connu de bons résultats, il a connu un grand passage à vide, avant de rebondir grâce à un processus de sélection qui lui a permis de remporter sa quatrième victoire.

Avant 2010… le pays n’a raté que 2 qualifications et atteint une 4ème place avec ‘HaSheket SheNish’ar » de Shiri Maimon. Il fait partie des favoris des fans qui attendent toujours sa contribution avec impatience.

2010 ne fait pas exception. Le diffuseur IBA annonce la sélection en interne du chanteur populaire Harel Skaat. Sa chanson devait être choisie parmi 4 départagées par un jury et le télévote au cours du Kdam, l’habituelle sélection nationale. Le choix de tous se porte sur « Milim » devant « Le’an? ».

Longtemps favori, Harel ne termine que 14ème à l’Eurovision. Retour à une sélection ouverte pour le Kdam 2011. On y remarque bien entendu le retour de la gagnante de 1998, Dana International. Celle-ci l’emporte grâce au jury avec « Ding-Dong » face à la favorite du public, Idit Halevi.

Mais en demi-finale, Dana fait un flop et ne termine que 15ème. L’organisation d’un concours à Bakou, tout près de l’Iran, laissait planer le doute d’un possible retrait d’Israël. Mais le pays est pourtant présent. Néanmoins, faute de temps, on sélectionne en interne le groupe Izabo avec « Time » qui ne parvient pas non plus à se qualifier.

Retour donc du Kdam en 2013 et en grande pompe : 3 fois 10 demi-finalistes, un tour de seconde chance, et une grande finale à 10. Le petit scandale, c’est qu’une des favorites, la québécoise et israélienne Kathleen Reiter, qualifiée en finale, décide de se retirer de la compétition sous prétexte que le vote des jurés du Kdam était truqué… Moran Mazor remporte la sélection, devant Ron Weinreich. Pourtant, c’est Shany Zamir qui gagne le télévote, mais elle ne termine que 6ème, avec aucun point du jury !

Pas de finale non plus pour Moran Mazor. On revient alors à une sélection minimale pour 2014. Une chanteuse est choisie en interne : Mei Finegold. Au public de départager trois chansons présentés en vidéo : il choisit « Same heart », devant « Nish’eret iti ».

Adorée des fans, Mei ne parvient pas non plus à se qualifier. C’est le 4ème échec d’affilée. IBA change donc encore de stratégie et décide de sélectionner son futur représentant par sa version de « Rising Star », HaKokhav HaBa. Un moyen de promouvoir la franchise israélienne à l’étranger, et de renouveler son stock. Le tout jeune franco-isréalien Nadav Guedj gagne l’émission devant Iky Levy & The Rasta Hebrew Man. Un mois plus tard, la chanson « Golden Boy » écrite par Doron Medalie. C’est un succès : Israël se qualifie enfin et termine 9ème.

Succès oblige, HaKokhav HaBa est de nouveau la sélection nationale en 2016, mais cette fois-ci la finale inclut la chanson qui représentera le pays à l’Eurovision. Hovi Star gagne la sélection avec « Made of Stars » de Doron Medalie, d’un cheveu devant Nofar Salman qui avait la même chanson.

Nouveau succès : Hovi termine 14ème. Retour donc en 2017 pour la 3ème fois du talent show qui couronne Imri Ziv, choriste de Nadav et d’Hovi. Mais son expérience ne paye pas. Après avoir survolé la demi-finale, il échoue à la 23ème place en finale. Sa dauphine était Diana Golbi.

Mais heureusement le diffuseur IPBC (qui a succédé à IBA qui a fait ses adieux après l’Eurovision 2017) ne s’est pas découragé. Il sélectionne grâce à cette émission l’incroyable Netta Barzilai qui bat Jonathan Mergui. Un mois plus tard, Netta reçoit « Toy » de Doron Medalie, et remporte l’Eurovision.

On retrouve enfin le talent show en 2019 pour sélectionner l’interprète maison. Kobi Marimi gagne l’émission devant Ketreyah et reçoit un mois plus tard la chanson « Home ». Mais celle-ci fait pâle figure en finale avec une 23ème place.

Avec une victoire, Israël est 13ème de la décennie, avec 906 points en finale.

Le top : la victoire de Netta en 2018.

Le flop : la 15ème place en demi-finale de Dana International.

(13 commentaires)

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  1. J’ai été très longtemps un grand fan de ce que proposait Israël : dix-sept Top 10 (dont six podiums) jusqu’à 2009.

    Depuis, je suis un peu refroidi malgré trois Top 10, en 2012 et 2013 (avec deux titres même pas qualifiés pour la finale!!!) et 2010 bien sûr, à qui j’offre la victoire. Milim est ma chanson préférée de toutes celles proposées par le pays au Concours, et Harel Skaat peut-être mon chanteur préféré. Ce garçon est capable de me bouleverser avec n’importe quel titre… y compris si celui-ci est assez moyen au départ. Cette 14° place est une honte au moins aussi grande que la 13° place de Vânia Fernandes.

    1. J’aimais aussi beaucoup « Milim » mais l’interprétation en finale était assez mauvaise ce qui justifie pour moi le classement obtenu.

      Pour ma part je suis fan de Moran Mazor et de Mei Finegold. J’aimais beaucoup Izabo et Hovi Star. IMRI rentre dans la catégorie des plaisirs presque pas coupables, Netta m’a amusé un temps mais je me suis vite lassé de « Toy ».

      Nadav Guedj avait mis le feu à Vienne mais la version studio est moyenne pour moi.

      Enfin, Kobi et Dana , dans un style très différent, ne m’ont pas du tout séduit.

  2. Sa fait deux ans que je suis les sélections israélienne sur le blog et c’est un enchantement d’abord j’ai découvert netta jusqu’à sa victoire finale…et l’année dernière j’ai soutenu et suivi notre diva maya buskila jusqu’à sa défaite…j’adore ce pays ses chansons et cette année cette finale était un enchantement…après l’Autriche… Donc rien de plus
    J’ai déjà hâte de voir ses sélections cette année….

    Ce pays a de magnifique représentant. Part l’année dernière ou j’ai pas était ravi par la chanson…hâte que cela commence… Vite …lol…merci a Antoine pour ce récapitulatif…

    • EurovisioneurBZH on 14 août 2019 at 11:52
    • Répondre

    Je ne savais pas que Doron Medalie était derrière autant de titres ! Décidément c’est un sacré personnage bourré de talent !

    • Pauline HALIMI on 14 août 2019 at 15:23
    • Répondre

    Cher Antoine

    Mon père aurait été fier du duo Noa-Mira, lui qui aime tant ISRAËL, mais il est décédé un an avant.

    Sachez aussi que Milim a récolté avant la finale tous les prix Marcel BEZENCON.

    Mes préférés pour ISRAEL : Poogy, Izabo, Moran qui n’aurait jamais dû être éliminée et Nadav, sans négliger le rossignol Boaz Mauda et la belle Sarit Hadad.

    • Pauline HALIMI on 14 août 2019 at 15:25
    • Répondre

    Et j’adore Avi TOLEDANO et DATZ. HALLELUJAH est aussi un titre immortel.

    Et j’aurais voulu que JEAN VALLEE remporte l’Eurovision au lieu d’être second.

  3. – Généralement j’aime bien ce que présente Israël sauf ces deux dernières années où j’ai été déçu et en 2011 avec le  » ding-dong » de Dana International vraiment très faible…

    – Après parmi les autres éliminations, j’avoue que je ne les comprends vraiment pas, notamment Izabo qui sortait de l’ordinaire , Moran Mazor qui était formidable. Enfin Mei Feinrgold avait une voix et charisme extraordinaire, mais je pense que la fin de sa chanson ultra répétitive ce qui en devenait agaçant fut en partie la cause de son élimination.

    – Sinon, mon chouchou de la décennie est Nadav Guedj : je suis sous le charme de cette chanson qui représente tout ce que j’aime entendre.

  4. Rendez nous IMRI !!!!!L a meilleure chanson d Israel ces 10 dernières années et pas simplement car il est bogosse!!!!!!!!!HAREL aussi méritait mieux!!!Neta bof bof bof a part la cause louable de sa chanson que je trouve super!!!!!Sinon encore un navet sortant du poulailler

    • MrNathanHarper on 14 août 2019 at 21:17
    • Répondre

    Israël empêche les pays musulmans comme la Turquie, le Maroc, etc de participer à l’Eurovision.
    Jon Ola Sand doit exclure Israël pour accueillir le Maroc, le Liban, l’Algérie, la Tunisie, la Turquie et l’Egypte ! 6 pays sont bien meilleurs qu’un. Nous allons obtenir la musique orientale que les Européens aiment ! Si Israël se retire en 2020, on va voir le grand retour de la Turquie et le Maroc et les débuts de le Liban sûrement.

    Pour être honnêtement, j’ai seulement aimé Imri et Nadav.

    1. Israël n’empêche personne de participer, ce sont les pays qui ne reconnaissent pas l’existence de ce pays qui refusent de participer. Quant à la Turquie, son absence n’a rien à voir avec la présence d’Israël, qu’elle a côtoyé au Concours pendant plus de 35 ans. Elle en a officiellement contre le système de vote et l’existence du Big 5. En ce qui concerne le Maroc, je ne suis pas sûr de vouloir d’un pays qui prétend vouloir l’égalité des sexes mais qui tient bien cachée sa Première Dame, épouse de roi sans le titre de reine.

        • MrNathanHarper on 14 août 2019 at 21:39
        • Répondre

        Liban a tenté de débuter en 2005 mais impossible cause de l’Israël :/

        Pour le Maroc, c’est rien comparé que Israël a fait actuellement.

        Turquie a aussi pas vouloir le faire car il y a trop du LGBTQI+ dans Eurovision

        1. Je ne comprends pas ta logique, Nathan.
          Si tu invites des amis et qu’ils exigent que l’un des convives soit renvoyé chez lui, tu leur donneras raison juste parce qu’ ils sont plus nombreux ?

          Israel n’a aucune raison d’être sorti du concours, surtout si c’est à la demande de pays qui poseraient son exclusion comme un préalable….

    • rem_coconuts on 17 août 2019 at 09:16
    • Répondre

    Outre la victoire de Netta (à qui j’aurais donné un top 5, mais pas la première place), Israël, c’est pour moi l’une des pires injustices de l’histoire du concours avec l’élimination de Mei Feinegold. Comment un titre aussi efficace et actuel, porté par une presta excellente, a t-il ou à ce point passer aux oubliettes pour le public et les jurys? Je ne le comprendrai jamais. Leurs voies sont décidément parfois impénétrables. C’est aussi le withdrawal ubuesque de la grande favorite Kathleen Reiter avec sa puissante ballade en sélection nationale 2013, qui me reste profondément en travers de la gorge.

    En règle générale, j’apprécie les propositions israéliennes au concours. Les seules que je n’ai pas aimé sont les titres de 2011 (trop insipide pour Dana International) et 2019 (chiant à mourir). J’ai adoré Same Heart en 2014, et beaucoup aimé I feel alive en 2017 (complètement foiré en live) et Toy en 2018 (punchy, coloré, péchu etc), ainsi que les chansons de 2005 et 2009. Pour le reste, j’aime bien, mais pas au point d’offrir au pays un rang particulièrement élevé dans mon classement perso.

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